Confinement Déconfinement : quelle appréciation des Marocains ?

94% des Marocains sont satisfaits des mesures de confinement prises par les autorités marocaines. C’est le premier constat soulevé par une étude réalisée par Claire Vision Consulting et Compétence Plus sur les appréciations des Marocains de cette période de confinement et leur sentiment vis-à-vis de la sortie de cette période.

Les Marocains ont-ils bien vécu le confinement et sont-ils confient ou inquiets par rapport au retour à la vie quasi-normale ? C’est la principale question à laquelle ont voulu répondre les deux cabinets Claire Vision Consulting et Compétence Plus qui ont lancé conjointement une enquête, du15 au 23 Juin 2020, auprès d’un échantillon de 500 personnes, interrogées de façon aléatoire, permettant ainsi une marge d’erreur inférieure à 5%, indiquent les responsables. Et de préciser que la structure de l’échantillon a été redressée de manière à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement du HCP (RGPH 2014).

Sur leur perception de l’efficacité du confinement et des mesures sanitaires mises en place par les autorités nationales, les répondants ont été presque unanimes (96%) à exprimer leur satisfaction. Quant aux mesures économiques, l’enquête révèle que 83% des sondés les qualifient d’efficaces, mais tout en nuançant une certaine réserve chez la catégorie des dirigeants d’entreprises.

Chose qui peut s’expliquer par l’absence d’un plan de relance économique au niveau national et donc une invisibilité pour les acteurs économiques qui ont beaucoup d’attentes vu le choc subi. Interrogées sur leurs émotions et ressentis lors de la période de confinement, les personnes sondées ont eu des réponses mitigées. « Entre la peur de la contamination et la sécurité liée au fait de rester chez soi, l’échantillon interrogé a vécu le confinement avec des sentiments différents : 50% ont ressenti de la peur, alors que l’autre moitié était plutôt sereine. 83% des répondants se disent même optimistes quant à la situation future.

Par ailleurs, et pour avoir, pour la majorité, eu à vivre l’expérience de l’enseignement à distance pour la première fois et de façon brusque, la plupart des répondants qualifient l’expérience de peu satisfaisante : Près des ¾ des familles ayant leurs enfants scolarisés déclarent que la qualité de l’enseignement à distance est insuffisante !

Pour ce qui est du travail à distance, et contrairement aux appréciations du début du confinement, l’enquête démontre que 69% des sondés ne souhaitent pas prolonger le télétravail après le déconfinement, alors que pour 88% des répondants le télétravail est plus difficile que le travail présentiel.

Autre élément important de cette enquête, l’impact de cette période de confinement sur les Marocains, leurs habitudes au quotidien, leurs budgets et leur activité professionnelle. « Le confinement a eu certainement des effets aussi bien sur notre santé que sur nos relations sociales, ou encore sur nos habitudes de consommation », note l’enquête. Mais en majorité, ce sont des effets positifs : 59% disent avoir passé plus de temps avec leur famille, 48% ont appris de nouvelles choses et 19% ont passé plus de temps avec eux même.

Par contre, « l’impact sur le revenu a été constaté pour 73% des personnes actives interrogées, plus de la moitié affirme que cet impact dépasse les ¾ du revenu du ménage… ce chiffre est conforté par le % des personnes dont l’activité s’est poursuivie de façon normale qui est de 17% », indique l’étude.

Après ces constats sur la période du confinement, l’étude s’est focalisée sur la conception des Marocains de la période de l’après confinement qui a débuté effectivement le 25 juin dans la majorité des régions du Royaume. De manière générale, les Marocains restent positifs, mais la méfiance reste de mise. 60% disent être au courant des mesures prises dans le cadre du déconfinement progressif. Aussi, près du 1/3 de l’échantillon pense devoir cohabiter avec le virus pendant plusieurs mois. Mais point positif, les gestes barrières semblent ancrés dans l’esprit, bien que le port du masque soit difficilement accepté.

Source : L’OPINION
Rédigé par : SOUAD BADRI

Sur Majid FATHI

Directeur General, à Flash Economie Funder & CEO, à Eprogiciel Directeur à Progiciel France Directeur Général, à IITIC (L'Institut International des technologies de l'information et de la communication) Auparavant Ingénieur d'étude et de développement à Banque Populaire Auparavant Directeur Général à Centre d'études financières, économiques et bancaires à Paris. Directeur à Crédiatis vendu à la Banque Populaire Nord de Paris Auparavant Co-Founder à 123credit.com vendu à la BNP Études : Informaticien Systèmes et Réseaux Informatiques à ENS Cachan Études : Informaticien systemes et reseaux à EPITA

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